D’après une étude menée par Dove et Linkedln en 2023, il a été prouvé que “Les cheveux texturés sont 2,5 fois plus susceptibles d’être perçus comme étant moins professionnels.” Les préjugés et les discriminations sont toujours d’actualités. “Les femmes métissées/noires aux cheveux texturés sont deux fois plus susceptibles de subir des micro-agressions sur leur lieu de travail que les femmes métissées/noires ayant les cheveux lissés.” Cette étude a aussi démontré que “54% des femmes métissées/noires pensent qu’elles ont plus de chance de réussir un entretien d’embauche en lissant leurs cheveux.” “2 femmes métissées/noires sur 3 modifient la texture de leurs cheveux pour un entretien professionnel et parmi elles, 41% lissent leurs cheveux bouclés.”
« Le 15 novembre 2022, Michelle Obama, a confié, à l’occasion de la promotion de son nouvel ouvrage « Cette lumière en nous » dans une émission d’Ellen DeGeneres, qu’elle s’était sentie obligée de se lisser les cheveux pendant les huit ans de mandat de son époux. »
Le mardi 12 septembre 2023, une Proposition de loi visant à reconnaître et à sanctionner la discrimination capillaire, a été déposé par le député Olivier Serva. Elle a été déposée dans le but d’être examinée par l’Assemblée nationale.
Selon Jean‑François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations à la Sorbonne, « nos cheveux jouent bien un rôle dans l’accès au travail. La chevelure peut alors influer positivement ou négativement sur les évolutions de carrière et plus particulièrement chez les femmes.”
En mars 2024, l’Assemblée nationale a voté de manière favorable à la proposition de loi. Portée par le député Olivier Serva, cette initiative vise à interdire explicitement toute discrimination liée à la coupe, la couleur, la longueur ou la texture des cheveux, en l’intégrant aux critères déjà protégés par le Code du travail, le Code pénal et le Code général de la fonction publique.
Cette proposition fait notamment écho à l’histoire d’un steward d’Air France, Aboubakar Traoré, qui a dû se battre pendant dix ans en justice pour faire reconnaître la discrimination qu’il subissait à cause de ses cheveux locksés.
Même si la loi française interdit déjà la discrimination fondée sur l’apparence physique, ce texte cherche aussi à sensibiliser le public à cette cause et permet d’offrir une protection et des recours juridiques plus clairs aux victimes.
Adoptée par l’Assemblée nationale, la proposition de loi doit maintenant être examinée par le Sénat avant de pouvoir entrer en vigueur.
✍️ Écrit par la fondatrice de Cassie
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